Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 09:00

Vous pensiez tout connaître des transports pékinois ? Raté, il m’en reste encore un pour vous, un tout dernier et je pense que nous en aurons fait le tour.

 

Mon chef m’a gentiment prêté son…vélo électrique ! Oui, ici, dans la jungle urbaine que sont les rues de Pékin, se côtoient bus, voitures, auto-pousses, vélo, scooter et vélo électriques. Donc on peut le dire : j’ai testé en direct live pour vous le vélo électrique !

 

L’an passé, les Chinois auraient acheté environ 20 millions de vélos électriques. C’est un moyen de transport qui semble entrer en adéquation avec l’économie chinoise, permettant à beaucoup de personnes ne pouvant s’offrir une voiture, un moyen de transport propre, et peu cher. Le coût inférieur à 2000 RMB (environ 200 €) ne doit être supporté qu’une fois, lors de l’achat, et cela évite de payer les transports en commun.

 

Déjà, comment ça marche ?

 

http://blogsofbainbridge.typepad.com/blogvert/images/2008/12/10/chineveloelec.jpegCe vélo est doté d’une batterie rechargeable. Il « suffit » d’ôter la batterie de l’engin puis de la brancher sur secteur à l’aide du câble (quoi ? ça fait un peu trop « notice de chez Darty » ce que je vous raconte ?). Pourquoi ai-je mis « suffit » entre guillemets ? Parce qu’elle ne pèse ni plus ni moins que…20 kg ! Oui mesdames et messieurs, tout le poids du vélo réside dans sa batterie. En quelques heures, la chose est rechargée et vous êtes partis pour une autonomie d’environ 30 km (d’après ce qu’on m’a dit, je n’ai pas tenté le diable pour voir la distance que je pourrais parcourir avant de tomber en panne sèche). Car si vous tombez en panne sèche, vous êtes bons pour pédaler. Pédaler c’est bien, mais pédaler sur un âne mort de plus de 20 kg (sans compter son propre poids), c’est moins drôle… Et, « d’après ce qu’on m’a dit », le vélo électrique peut monter jusqu’à 45 km/heure (là encore, je n’ai pas fait le test). Je dirais même plus, je n’ai vraiment pas fait le test, car la première fois que je suis rentrée du boulot avec, je n’allais pas trop trop vite, mais lorsque j’ai constaté que je me faisais doubler par des vélos classiques, je me suis dit qu’il fallait peut-être passer la seconde.

 

 

Parlons maintenant des avantages du vélo électriques :


1. c’est pratique, en cas de bouchon vous pouvez vous faufiler encore mieux qu’un tuk-tuk, et puis dans les côtes ça aide (même si Pékin est totalement plat)


2. c’est silencieux, on entend un léger ronronnement qui nous rappelle le bruit de la chaine du vélo qui tourne (on se sent un peu sportif comme ça),


3. c’est sécurisant, car vous disposez d’un klaxon habilement situé près de votre pouce (non pas comme les « pouet-pouet » des vélos d’enfants qui se trouvent en plein milieu du guidon…alors moi qui ne sait pas pédaler en lâchant mon guidon…), klaxon qui, je le rappelle, est INDISPENSABLE pour circuler,


 

4. c’est rapide, vous pouvez taper des petites accélérations pour doubler sans vous froissez un muscle (c’est la sportive qui parle),


 

5. c’est simple d’utilisation : une clé de contact, un guidon, des freins comme sur le vélo, un phare et un klaxon et basta !


 

6. et bien sûr, c’est écologique !

 

 

 

Par contre, ça peut présenter quelques inconvénients aussi :


1. tout comme le vélo, se retrouver au beau milieu des embouteillages vous laisse le plaisir de humer les bonnes odeurs de pots d’échappement
,


2. tout comme le vélo, il faut faire gaffe à tout individu qui vous entoure, qu’il soit motorisé ou non,


3. Mieux vaut ne pas tomber à plat de batterie...


4
.
le trip de « taper de petites accélérations » c’est marrant mais quand c’est incontrôlé ça peut être embarrassant…et oui une petite flexion involontaire du poignet et vous avez vite fait d’emboutir une voiture ou un pépé…


5
. et contrairement au vélo, marcher à côté de son vélo électrique devient tout un art. Je vous explique : comme le vélo classique est léger, pas de difficulté pour le pousser…comme l’électrique est plus lourd, on tente de le faire légèrement avancer via la « petite flexion » du poignet histoire de pas avoir l’air de pousser son âne mort. Mais la petite flexion du poignet doit être subtilement dosée sous peine de passer pour un con. Qui dit flexion trop fortement dosée, dit vélo qui part au quart de tour, donc vélo qui avance plus vite que vous et vous qui courrez à côté afin de suivre SA cadence (et non l’inverse…). Et l’effet « à-coups saccadés » à cause du « non pas trop vite…ben un peu plus vite quand même… aaah non là ça va trop vite », vous fait également passer pour un guedin.

 

Mais j’aimerais conclure par…j’adooore le vélo électrique, ce serait tellement chouette d'en avoir un en France ! (Avis aux âmes généreuses…)

 

Par Mélo - Publié dans : Transports
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 05:35
Ce week-end, j'ai effectué ma toute dernière visite de Pékin en terminant en beauté par le Temple des Lamas.

Le Temple des Lamas est un des plus importants temples tibétains de Chine. Il en partie est célèbre pour la grande statue de Maitreya d'une 20aine de mètres taillée dans une seule pièce de bois de santal abritée dans la salle principale.

Le temple fut construit en 1694, il était destiné à héberger une partie de la cour de l'Empereur cependant il fut offert aux Lamas, les moines tibétains, qui vinrent y habiter en grand nombre à partir de 1732.

Je vous laisse admirer les photos de ce temple aux mille couleurs...


DSCN3024
Cliquez sur la photo pour découvrir l'album
Par Mélo - Publié dans : Tourisme
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 13:24

Après vous avoir décrit l’ambiance dans les transports en commun (bus et métro et même taxi lorsque j’étais à Shanghai), je me vois dans l’obligation de vous parler d’un autre moyen de transport, assez fréquent à Pékin : le pousse-pousse. Enfin, non pas le pousse-pousse comme dans l’ancien temps avec la p’tite charrette et le mec qui coure devant.


Dans les années 30 en Chine, une dizaine de milliers d'hommes gagnaient leur vie en tirant un pousse-pousse. A cette époque-là, il fallait courir une dizaine d'heures chaque jour pour arriver à gagner 1 RMB (0,10 €) avec lequel on pouvait acheter 5 kg de farine de blé.


Le pousse-pousse, introduit du Japon en Chine à la fin de la dynastie des Qing (1616-1911), était le moyen de transport le plus populaire dans les grandes villes d'Asie pendant la première moitié du 20ème siècle. Aux yeux de certains occidentaux, il symbolisait la pauvreté asiatique, du moins une vie très dure.


 

saigon_pousse_pousse.jpg

Tirer un pousse-pousse en pleine rue était extrêmement difficile. Dans les années 30 et 40, les rues de Pékin étaient couvertes d'une terre caillouteuse que les chevaux soulevaient de leurs sabots en laissant traîner derrière eux des nuages de poussière que respiraient les tireurs de pousse-pousse. Et quand il pleuvait, il leur fallait patauger dans une boue glissante.


Les accidents le long de ces chaussées n'étaient pas rares. 8/10 des tireurs de pousse-pousse commençaient à courir sans avoir mangé et il arrivait qu'ils devaient tirer des gens ayant recours à la violence s'ils n'allaient pas assez vite.


Les intellectuels progressistes de Chine étaient vivement préoccupés par le sort des tireurs de pousse-pousse. Un des livres de l'écrivain chinois Lao She raconte leur vie à travers celle de l'un d'entre eux qui rêvait de posséder son propre pousse-pousse. L'idéal de l'écrivain était alors d'éliminer à tout jamais ce genre de métier. Il fallut attendre la fondation de la Chine nouvelle en 1949 pour que l'idéal de cet écrivain se réalise.

Source : Chine Informations

 

De nos jours, heureusement, cela n’existe plus. Ce que j’appelle « pousse-pousse » on pourrait plutôt appeler ça un « tuk-tuk » comme en Thailande. Il s’agit en fait « d’auto-pousse » (évolution des « cyclo-pousse ») pour une ou deux personnes maximum. En hiver, ce sont de petites cabines fermées (je suppose qu’en été elles sont « décapotées »), tractées par une sorte de mobylette.


 

auto-pousse.jpg


Même si à première vue (et même à deuxième vue d’ailleurs), ça peut paraître très peu sécurisé, surtout quand on connaît le « code de la route chinois », les « auto-pousses » s’avèrent être bien pratiques lorsque l’on est en retard puisqu’ils n’hésitent pas à se faufiler entre les voitures et les bus, alternant piste cyclable et route normale à une allure rock’n roll…


DSCN2897.JPG


Et puis, mine de rien, tandis que certains sont vraiment rustiques, d’autres sont très confortables, banquette arrière molletonnée, pas de courant d’air, air bags, direction assistée... Lors de ma dernière virée à la place Tian’an men (photo ci-dessus prise après la tempête de sable), un grain de folie m'a poussé à prendre un "tuk-tuk" et voici une photo de l’intérieur (j’ai pas pu faire mieux, y’a pas non plus 5 mètres de recul).

 

 

DSCN2895.JPG


On croise des « auto-pousses » régulièrement dans la rue (notamment près des sites touristiques ou des lieux très fréquentés) et ils accostent les passants (surtout étrangers) pour leur proposer leur service.


Niveau tarif, c’est à négocier avant de monter (inutile de vous dire qu’il n’y a pas de compteur des les auto-pousses) mais je dirais qu’il faut compter à peu près le même prix qu’une course en taxi (tout dépend aussi de votre destination).

 

                                                            En route !

 

PS : Et puis, puisque vous tenez à le savoir, j'ai effectivement dû racheter PQ et dentifrice mais là quelque chose me turlupine : autant je comprends bien la présence de fleurs sur l'emballage du PQ (on imagine bien l'impression de fraicheur parfumée), autant sur le dentifrice, je comprends un peu moins bien la connotation...Je suis plutôt habituée aux feuilles de menthe et chlorophile...Enfin, tant pis, je reviendrai avec une haleine champêtre !

 

pq-copie-1.png

Par Mélo - Publié dans : Transports
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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 10:40


Tout comme Google (mais pour des raisons différentes) je m’apprête à quitter la Chine.

Oui mes enfants, la fin approche. Le Grand Retour !


Et plus la fin approche, plus les questions ontologiques se multiplient :

Bien évidemment, le fameux « quand te reverrai-je, pays merveilleux ? »

 

Mais aussi, combien de va et viens vais-je faire jusqu’à la Poste pour envoyer mes colis (puisque je suis clairement en surpoids pour l’avion). Bon en parlant de ça, j’ai déjà expédié un colis ce week-end, et la guichetière a rit de moi quand elle me regardait recopier mon adresse (expéditeur) en caractère en Chinois depuis une feuille imprimée sur le bordereau du colis. Ca transpirait le « la pauvre, elle ne sait même pas ce qu’elle écrit ».

 

Vais-je tenir encore la dernière semaine avec ce qui me reste de PQ/dentifrice/shampoing… ? Je vous avoue que je suis un peu juste côté dentifrice et PQ donc si je pue de la gueule et du cul en rentrant on saura pourquoi.

 

Va-t-on me vomir dessus y’aura-t-il des bons films dans l’avion ?


 

Puis c’est toute une programmation :

 

Aller chez le coiffeur (histoire de refaire mes mèches vu que c’est comme qui dirait un peu 3 fois moins cher qu’en France).

 

Bien viser niveau retrait d’argent (si je retire trop, j’suis bonne pour faire le change à mon retour et me faire extorquer lamentablement par ces escrocs de bureau de change (cf : voyage en Thailande)). Idem pour les Chocapic (sauf qu’ils me les changeront pas à mon retour).

 

Glisser habilement à mon patron « oui d’ailleurs, comme je pars mercredi, si tu pouvais me faire grâce d’une journée pour que je fasse mes dernières courses valises »

 

Faire un pot de ouf avec mes collègues du boulot pour mon dernier jour. Non j’plaisante !

 

Visiter les dernières choses que je n’ai pas eu le temps de voir. On peut déjà rayer de la liste le Palais d’Eté que j’ai visité ce week-end sous un magnifique ciel gris. Si j’arrive à retoucher les photos, je vous en mettrai.

 

Aller acheter du thé Pu’er (ce que j’ai fait ce week-end).

 

Remanger du canard laqué (ce que j’ai aussi fait ce week-end)

 

Réserver ma place stratégique dans l’avion (en espérant que cette fois ce sera de la stratégie 100% positive et non 100% vomitive).

 

Faire mes valises en surveillant bien le poids des bagages (une mauvaise expérience à Shanghai avec 8 petits kilos en trop m’a servi…Non mais je sais qu’ils pèsent les bagages hein…mais au point de peser les bagages cabine dont le sac à main…c’est limite s’il ne faudrait pas monter sur la balance aussi : « ah désolé Madame, vous allez devoir laisser vos chaussures ici, elles sont bien trop lourdes »). Ouai j’vous ai pas raconté ça ! Du coup, pour alléger au max mes bagages cabine, je suis passée à la douane avec ma robe de soirée par-dessus mon sweat nounours, deux manteaux l’un sur l’autre, la grosse écharpe par-dessus, l’épilateur électrique dans la poche, avec les Baumes du Tigre…La honte quand il a fallu faire passer tout ça sous le rayon X.

 

Payer les charges de l’appartement (snif) mais récupérer la caution (Yes !), que je vais devoir changer en euro dans un bureau de change escroc (snif).

 

Puis voilà après la routine quoi, quitter l’appart’, prendre le tacos, aéroport, 10h de vol dont 4 films, une migraine, 1h de repos et 3 repas toujours servi au moment le plus inopportun. Puis enfin, atterrissage en terre Française. Passage des douanes. D’ailleurs ça me rappelle la dernière fois quand je suis revenue de Shanghai…quoi je vous ai pas raconté ? Ben j’étais avec ma copine qui avait fait le voyage avec moi, elle, elle faisait le changement à Paris pour Lyon. On marche ensemble vers les bureaux de douane. On fait la queue patiemment, on papote et quand viens mon tour : « votre carte d’embarquement svp »… « ma carte d’embarquement ? (pourquoi il me demande ça ?) euh…je sais plus où je l’ai foutu…ah si la voilà ! (je sors ma carte d’embarquement du vol shanghai-paris) » … « non pas celle là, celle de votre prochain vol »…  « ah mais j’ai pas de prochain vol, je m’arrête ici moi »…  « ah bah vous n’êtes pas du bon côté alors, vous c’est à l’opposé ». Voilà. Mais bon après 5 mois passés loin du bercail, on n’est plus à 5 minutes près, n’est ce pas ?!

Par Mélo - Publié dans : Avant départ
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 10:26

                                    Amis Pékinois, amis Shanghais,

(Comment ça, tous mes lecteurs sont français ?! Même pas vrai d’abord, j’ai découvert que j’avais un lecteur Canadien (à qui je passe le bonjour pendant que j’y suis ))

 

Bon, si jamais un expatrié, un voyageur, un Erasmus, que sais-je encore…aurait atterri ici, on vient de me faire connaître LE site internet pour vous donner une envie fulgurante de retrouver Paris.

 

Allez ! Tout le monde sur PARIS 26 Go !!

 

Non mais pas tout de suite, restez encore un peu, que je puisse au moins finir mon article !

 

Je tenais juste à dire que, quand on voyage, c’est là qu’on se rend compte que Paris n’est pas la « ville lumière » pour rien ! Certes kin est une ville magnifique, pleine de diversité mais Paris a tout même un charme sans pareil. Tenez, même le métro que je trouve vieux, crasseux (mal-odorant) et mal foutu (comparé aux métros chinois qui sont plutôt branchés « ligne 14 »), et bien, disais-je, même le métro parisien me fait penser qu’il fait partie du charme de notre capitale par son côté « vintage » (voire très très vintage pour certaines stations de métro).

 

                                     Voilà, c’était la déclaration du jour !

 

Par Mélo - Publié dans : Vive la France !
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